Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Reconstitution historique de la dernière campagne militaire de Napoléon en Belgique

Publicité

L'Armée du Nord de 1815

 

      Les troupes françaises engagées par Napoléon directement dans cette campagne de Belgique de 1815 ont été d'une part les 4 corps de l'Armée du Nord proprement dite: 

  1. Le 1er corps du Général D'Erlon, de 20.000 hommes, basés à Lille(1)
  2. Le 2ème corps du Général Reille, de près de 25.000 hommes, basés à Valenciennes(1)
  3. Le 3ème corps du Général Vandamme, de 17.000, basés à Chimay et Mézière
  4. Le 6ème corps du Général Lobau, de 10.000 hommes, basés autour de Laon

d'autre part le 4ème corps du Général Gérard qui constituait l'Armée de Moselle, de 15.000 hommes, basés à Metz.

ainsi qu'une Cavalerie de Réserve de 13.000 cavaliers, commandée par le Maréchal Grouchy et basée à Laon

enfin, la Garde Impériale venue de Paris avec Napoléon, sous le commandement du Général Drouot, forte de 20.000 hommes, dont une cavalerie de 3.700 sabres,  et une artillerie de 1.200 hommes.

 

1) Corps d'armée, Divisions, Brigades et Régiments...

Les forces armées de terre françaises étaient depuis la réforme de 1764, réparties en Divisions, "grandes unités tactiques et administratives comprenant les trois armes et les services".
En 1805, Napoléon avait créé un niveau de commandement supérieur, le Corps d'armée, regroupant trois ou quatre divisions d'infanterie, une  division de cavalerie, plus l'artillerie et le génie.


En principe les troupes étaient organisées en "Compagnies" de 140 hommes, (Capitaine)

le Bataillon (Colonel) d'environ 800 hommes théoriquement, regroupait 6 Compagnies
     2 compagnies "d'élite": la 2ème: les Grenadiers placés à droite
                                             la 3eme: les Voltigeurs placés à gauche
     4 compagnies de Fusillers pour les régiments "de Ligne" ou de Chasseurs pour les régiments Légers.

le Régiment (Colonel) comprenait 2 à 5 bataillons dont un bataillon de dépôt non engagé.

une Brigade (Général de brigade, Maréchal de camp) comptait 2 régiments d'infanterie, soit "de Ligne" soit "Léger"

enfin, chaque Division d'infanterie (Lieutenant-général, Général) regroupait 2 brigades d'infanterie et une unité d'artillerie plus le génie et train.

Les différents Corps d'Armée étaient ainsi forts de trois ou quatre Divisions d'infanterie et d'une Division de cavalerie.


La Cavalerie était organisée selon le même schéma, Division de 2 Brigades de 2 Régiments chacune, un régiment comptant 4 "Escadrons"  d'un centaine de Lanciers, Chasseurs, Hussards ou Cuirassiers.

En 1815, les Bataillons ne comptaient que rarement plus de 600 hommes, les Régiments étaient pour la plupart à deux bataillons, soit 800 à 1000 hommes et officiers, ce qui permettait d'aligner des Divisions d'infanterie d'environ 4.500 hommes et officiers et des Divisions de cavalerie de 1.600 sabres environ.
En comparaison, les Divisions d'infanterie anglo-alliées avaient une moyenne de 6.000 hommes et officiers.

 

2) Les forces engagées en Belgique en Juin 1815


Pour la Campagne de Belgique de juin 1815,  Napoléon pourra compter sur 20 Divisions d'infanterie (la Garde Impériale compte pour trois divisions) et 14 Divisions de cavalerie, pour près de 93.000 et 23.000 hommes respectivement, soit une force totale de 116.000 soldats.

L'Armée du Nord de 1815

Les effectifs de chaque division comprend également ceux des unités d'artillerie et du génie de chacune d'entre-elle.

 

L'Armée du Nord de 1815

 Les effectifs reportés ici sont ceux publiés par le capitaine Hippolyte de Mauduit en 1854 (2) dans des tableaux très détaillés des différentes unités et des effectifs de chaque bataillon et escadrons pour les premiers jours de Juin 1815.

L'ouvrage du Capitaine Henri Couderc de St Chamant publié en 1902 (3) détaille également les différentes unités des cinq corps d'armées et leurs effectifs sensiblement équivalents.

 

Notes & sources:

(1) La Tour d'Auvergne, E. de (Lieutenant-colonel prince). "Waterloo. Etude de la campagne de 1815". (Paris, 1870).  Selon cet auteur qui le reprends de Mauduit, le 1er corps venait de Lille, alors que les données de Couderc de St Chamant indique Valenciennes pour le premier corps.

(2) Mauduit, H. de. : " Histoire des derniers jours de la Grande armée, ou Souvenirs, documents et "Correspondance inédite de Napoléon en 1814 et 1815" (Paris, 2e édition. 1854)

(3) Couderc de Saint Chamant, H. :"Napoléon, ses dernières armées". (Paris, 1902)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article